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9 février 2008


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Libérer les Québecs
Édition écosociété

La décentralisation dans les pays européens


En réaction à la recension du livre Libérer les Québecs dans le Devoir du 17 novembre, Louis Cornellier oppose une fin de non-recevoir à toute forme de décentralisation


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Mise à jour: 16 janvier 2008

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Le 26 février 2008         États généraux du Québec des Régions          - voir les archives éditoriales

Je m’implique et je décide

Les États généraux du Québec
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Dernière heure: Communiqué sur la reprise de possession de nos forêts

la coalition réfléchit et s'exprime...
La Coalition est formée de membres individuels. Leur opinion n’engage pas la Coalition qui tient cependant à diffuser leurs réflexions.

Redonner aux Québécois leur agriculture et leur alimentation

Roméo Bouchard, coordonnateur de la Coalition et ex-président-fondateur de l’Union paysanne.  romeobouchard@sympatico.ca  

Le rapport Pronovost sur l’avenir de l’agriculture au Québec s’inscrit naturellement dans l’optique de démocratisation des pouvoirs et d’occupation du territoire que préconise la Coalition pour un Québec des Régions. C’est un rapport puissant qu’il faut lire.

Le rapport constate que l’agriculture québécoise, particulièrement en région périphérique, est en train d’étouffer dans les structures rigides de production, de mise en marché et de protection du territoire agricole où l’a enfermé le monopole syndical de l’UPA.

Sous le modèle unique et mur à mur de l’UPA, l’agriculture s’est enfermée dans quelques grandes productions de masse, le lait, le porc, le poulet et les œufs, qui  se concentrent dans les régions centrales et siphonnent  tous les fonds publics car elles sont de moins en moins en mesure de compétitionner les produits des pays émergents.

En proposant d’ouvrir l’agriculture aux jeunes, de diversifier les modèles de production, de rétablir la liberté d’association, de favoriser les fermes familiales, les pratiques écologiques et les circuits courts de mise en marché, de donner plus d’autonomie aux instances locales et régionales pour l’aménagement et la protection du territoire agricole, le rapport veut libérer l’agriculture, la renouveler, la rendre plus compétitive, plus présente sur tout le territoire, enfin, le rapprocher  des consommateurs d’aujourd’hui.

«Une agriculture au pluriel», selon l’expression utilisée par le rapport, qui fait écho au «Libérer les Québecs», de la Coalition. Un Québec au pluriel!

Mais nos politiciens, tout comme ils préfèrent laisser tous les pouvoirs à l’État central plutôt que de les redonner aux collectivités territoriales, laisser la forêt aux papetières plutôt que de la redonner aux collectivités régionales,  vont sans doute préférer laisser l’agriculture à l’UPA plutôt que de la redonner aux Québécois et aux vrais agriculteurs pour qu’ils puissent en vivre

«Ça va bien présentement pour le parti libéral, déclarait un organisateur du parti au lendemain du rapport Pronovost, on veut pas avoir de trouble avec ça». 24 heures après la publication du rapport, le gouvernement Charest annonçait qu’il ne toucherait pas au monopole syndical de l’UPA et les deux partis d’opposition de même.

C’est bien là le trouble : aucun des partis politiques en place ne veut entreprendre quelque réforme que ce soit, parce qu’ils ne veulent pas avoir de trouble et risquer de baisser dans les sondages.

On est dû pour une deuxième Révolution tranquille, celle de la démocratie.

À soir on fait peur au monde! 

Ou tout ce qu'un politicien va dire pour ne pas perdre de pouvoirs aux mains des régions:

12 réponses à ceux qui essaient de vous faire peur en prétendant que

  1. Nous devons beaucoup à la centralisation.
  2. La décentralisation risque de créer des inégalités et des reculs.
  3. On ne peut pas aller à contre courant de la mondialisation et de la métropolisation.
  4. Il faut attendre après la souveraineté pour décentraliser le Québec.
  5. Les instances régionales et locales ne sont pas prêtes à assumer de nouveaux pouvoirs.
  6. Les maires et les députés de comté tiennent au statu quo.
  7. On a déjà trop de gouvernements.
  8. Les citoyens participent de moins en moins à la politique.
  9. L’appareil de l’État n’acceptera jamais de se départir de son contrôle.
  10. Le Québec a besoin d’un État central fort pour se développer comme nation.
  11. La croissance économique passe par les grandes villes et les grandes entreprises.
  12. Le Québec n’a pas les moyens de financer des gouvernements régionaux.

 

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