En réaction à la
recension du livre Libérer les Québecs dans le Devoir du 17
novembre, Louis Cornellier oppose une fin de non-recevoir à toute forme
de décentralisation
la
coalition réfléchit et s'exprime... La Coalition est formée de membres individuels. Leur
opinion n’engage pas la Coalition qui tient cependant à diffuser leurs
réflexions.
Région:
Montréal (06)
16
décembre 2007
Éditorial:
opinion personnelle de Roméo Bouchard,
auteur de Y a-t-il un avenir pour les régions, coordination de la
Coalition. Tél.: 418-492-5727, membre de la Coalition pour un Québec des
Régions.romeobouchard@sympatico.ca
Que faudrait-il faire
pour que le métropole (Montréal) et la capitale (Québec) soient vraiment
des régions?
Les 17 régions du Québec sont des régions administratives : elles ont
été dessinées pour rapprocher les services gouvernementaux de la
clientèle. Si on veut faire des régions administratives des régions
politiques, il faudra dans plusieurs cas redéfinir leurs frontières..
C’est particulièrement important pour les régions de la métropole et de
la capitale, les deux principales agglomérations urbaines du Québec,
donc les deux principales locomotives du Québec.
Les divisions actuelles ont pour effet de morceler ces deux
agglomérations urbaines au point qu’elles peuvent difficilement se
donner une politique intégrée de développement économique, social et
culturel qui implique toute l’agglomération.
Présentement, la région de Montréal (et le conseil d’agglomération de
Montréal) couvre l’île de Montréal, soit la ville de Montréal (et ses 14
arrondissements improvisés à la dernière minute pour contrer les
défusions) et 14 autres municipalités concentrées dans le West Island
fortement anglophone. Laval forme une autre région autonome. Longueuil
et les villes défusionnées de le rive sud font partie de la région de
Montérégie. La couronne de l’agglomération s’étend maintenant de plus en
plus loin à l’intérieur de 3 autres régions, Montérégie, Laurentides et
Lanaudière, soit une douzaine de MRC. Comment créer une dynamique
politique et économique de métropole dans ces conditions?
La situation de la Capitale est semblable. La région de la Capitale
nationale s’étend sur la rive nord, de Tadoussac à Portneuf. Par
ailleurs, Lévis et l’agglomération urbaine de la Rive-Sud, composée
essentiellement de gens qui travaillent à Québec, font partie de
Chaudière-Appalaches, un région
fourre-tout qui comprend la Côte-du-Sud, Bellechasse, Etchemin, Beauce, Lotbinière et la région de Tethford Mines
et Lac Mégantic.
Si on veut donner une existence politique et économique aux régions dans
un Québec décentralisé, il va falloir se rapprocher le plus possible des
territoires qui peuvent permettre une dynamique politique, sociale et
économique intégrée. Pour la métropole et le capitale nationale, en
dépit des dommages causées par les fusions forcées , les défusions
ratées et les conseils d’agglomération ingérables, il est indispensable
de délimiter un territoire régional qui correspond à l’agglomération
urbaine. La «région politique» n’est-elle pas la structure
métropolitaine tout indiquée pour remplacer des communautés urbaines et
les conseils d’agglomération qui n’ont jamais fonctionné? La mission de
gouvernements régionaux est précisément de rendre possible cette
intégration et cette prise en charge territoriales.
C’est à ces conditions que le Québec des Régions pourra prendre forme.
Source :
Roméo Bouchard
auteur de Y a-t-il un avenir pour les régions, coordination de la
Coalition. Tél.: 418-492-5727, membre de la Coalition pour un Québec des
Régions.romeobouchard@sympatico.ca
À soir on
fait peur au monde!
Ou tout ce qu'un politicien va dire pour ne pas perdre de
pouvoirs aux mains des régions:
12 réponses à ceux qui
essaient de vous faire peur en prétendant que