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Libérer les Québecs
Édition écosociété

La décentralisation dans les pays européens


En réaction à la recension du livre Libérer les Québecs dans le Devoir du 17 novembre, Louis Cornellier oppose une fin de non-recevoir à toute forme de décentralisation


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Mise à jour: 16 janvier 2008

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Le 16 décembre 2007  Mise à jour 16 janvier 2008         Éditorial # 5 - voir les archives éditoriales

la coalition réfléchit et s'exprime...
La Coalition est formée de membres individuels. Leur opinion n’engage pas la Coalition qui tient cependant à diffuser leurs réflexions.

Région: Montréal (06)

16 décembre 2007
Éditorial:
opinion personnelle de Roméo Bouchard,
auteur de Y a-t-il un avenir pour les régions, coordination de la Coalition. Tél.: 418-492-5727, membre de la Coalition pour un Québec des Régions.  romeobouchard@sympatico.ca  


Que faudrait-il faire pour que le métropole (Montréal) et la capitale (Québec) soient vraiment des régions?

 


Les 17 régions du Québec sont des régions administratives : elles ont été dessinées pour rapprocher les services gouvernementaux de la clientèle. Si on veut faire des régions administratives des régions politiques, il faudra dans plusieurs cas redéfinir leurs frontières..

C’est particulièrement important pour les régions de la métropole et de la capitale, les deux principales agglomérations urbaines du Québec, donc les deux principales locomotives du Québec.

Les divisions actuelles ont pour effet de morceler ces deux agglomérations urbaines au point qu’elles peuvent difficilement se donner une politique intégrée de développement économique, social et culturel qui implique toute l’agglomération.

Présentement, la région de Montréal (et le conseil d’agglomération de Montréal) couvre l’île de Montréal, soit la ville de Montréal (et ses 14 arrondissements improvisés à la dernière minute pour contrer les défusions) et 14 autres municipalités concentrées dans le West Island fortement anglophone. Laval forme une autre région autonome. Longueuil et les villes défusionnées de le rive sud font partie de la région de Montérégie. La couronne de l’agglomération s’étend maintenant de plus en plus loin à l’intérieur de 3 autres régions, Montérégie, Laurentides et Lanaudière, soit une douzaine de MRC. Comment créer une dynamique politique et économique de métropole dans ces conditions?

La situation de la Capitale est semblable. La région de la Capitale nationale s’étend sur la rive nord, de Tadoussac à Portneuf. Par ailleurs, Lévis et l’agglomération urbaine de la Rive-Sud, composée essentiellement de gens qui travaillent à Québec, font partie de Chaudière-Appalaches, un région
fourre-tout qui comprend la Côte-du-Sud, Bellechasse, Etchemin, Beauce, Lotbinière et la région de Tethford Mines et Lac Mégantic.

Si on veut donner une existence politique et économique aux régions dans un Québec décentralisé, il va falloir se rapprocher le plus possible des territoires qui peuvent permettre une dynamique politique, sociale et économique intégrée. Pour la métropole et le capitale nationale, en dépit des dommages causées par les fusions forcées , les défusions ratées et les conseils d’agglomération ingérables, il est indispensable de délimiter un territoire régional qui correspond à l’agglomération urbaine. La «région politique» n’est-elle pas la structure métropolitaine tout indiquée pour remplacer des communautés urbaines et les conseils d’agglomération qui n’ont jamais fonctionné? La mission de gouvernements régionaux est précisément de rendre possible cette intégration et cette prise en charge territoriales.

C’est à ces conditions que le Québec des Régions pourra prendre forme.

Source : Roméo Bouchard
auteur de Y a-t-il un avenir pour les régions, coordination de la Coalition. Tél.: 418-492-5727, membre de la Coalition pour un Québec des Régions.  romeobouchard@sympatico.ca  


À soir on fait peur au monde! 

Ou tout ce qu'un politicien va dire pour ne pas perdre de pouvoirs aux mains des régions:

12 réponses à ceux qui essaient de vous faire peur en prétendant que

  1. Nous devons beaucoup à la centralisation.
  2. La décentralisation risque de créer des inégalités et des reculs.
  3. On ne peut pas aller à contre courant de la mondialisation et de la métropolisation.
  4. Il faut attendre après la souveraineté pour décentraliser le Québec.
  5. Les instances régionales et locales ne sont pas prêtes à assumer de nouveaux pouvoirs.
  6. Les maires et les députés de comté tiennent au statu quo.
  7. On a déjà trop de gouvernements.
  8. Les citoyens participent de moins en moins à la politique.
  9. L’appareil de l’État n’acceptera jamais de se départir de son contrôle.
  10. Le Québec a besoin d’un État central fort pour se développer comme nation.
  11. La croissance économique passe par les grandes villes et les grandes entreprises.
  12. Le Québec n’a pas les moyens de financer des gouvernements régionaux.

 

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