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Cahier de participation à télécharger
Rencontre
Rencontre
Au pouvoir, citoyens!
Mettre fin à l'usurpation des partis politiques,
un livre de André Larocque,
préface de Claude Béland, aux Éditions BLG, 2006, 90 pages
Un petit bijou pour ceux qui
veulent instaurer une vraie démocratie au Québec.
On peut se le procurer chez
l'auteur
ou chez l'Éditeur
La décentralisation dans les pays européens En réaction à la recension du livre Libérer les Québecs dans le Devoir du 17 novembre, Louis Cornellier oppose une fin de non-recevoir à toute forme de décentralisation
Guides des
régions
Abitibi-Témiscamingue (08)
Bas-Saint-Laurent (01)
Capitale-Nationale (03)
Centre-du-Québec (17)
Chaudière-Appalaches (12)
Côte-Nord (09)
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L’agriculture et l’alimentation
qu’on favorise et soutient au Québec, depuis l‘avènement du
libre échange, est une agriculture intensive et une alimentation
industrielle. Les conséquences d’un tel choix sont la
concentration des fermes et des entreprises agroalimentaires
entre les mains de grands intégrateurs dans les régions
centrales du Québec, le dépeuplement et la dégradation des
campagnes, l’utilisation d’une grande quantité de produits
chimiques, de semences transgéniques et de carburants fossiles
qui font peser une menace grandissante sur l’équilibre des
écosystèmes, la qualité de l’eau, la santé collective et la
production alimentaire future. Au surplus, cette agriculture
industrielle est de plus en plus incapable de faire face à la
concurrence des autres pays aussi bien sur nos marchés
intérieurs qu’extérieurs, de sorte que, de plus en plus, elle ne
survit que grâce à un endettement et un soutien public
insoutenables.
Le rapport de la Commission Pronovost Il y aura bientôt deux ans que la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois, présidée par Jean Pronovost, a produit son rapport au Gouvernement. Les constats et les recommandations de cette commission, qui a entendu plus de 600 mémoires dans toutes les régions du Québec, ont été confirmés depuis tant par les crises qui se succèdent dans diverses productions comme la production porcine, que par les études que le gouvernement a commandé à Michel Saint-Pierre sur le financement, à Bernard Ouimet sur la gestion du territoire agricole et à divers groupes concernés sur le mise en marché. Les conclusions sont unanimes. Notre modèle actuel d’agriculture est en train de détruire l’agriculture qui a longtemps nourri les Québécois et assuré à toutes les régions une occupation dynamique du territoire. Les fermes familiales, étouffées par l’endettement, sont forcées de grossir ou de disparaître au profit de plus grosses, contrôlées par des intégrateurs, qui se concentrent dans les régions centrales du Québec. Les fermes laitières, qui étaient la fierté de l’agriculture québécoise, découragées par le prix spéculatif démesuré des quotas de lait et par la difficulté de transmettre aux jeunes des entreprises qui valent plusieurs millions, choisissent de plus en plus de vendre leur quota pour assurer leurs vieux jours, et ces quotas sont rachetés par les méga-vacheries qui poussent autour des centres où se trouvent les usines de transformation et les marchés de consommation. Les producteurs de porc, de céréales, de légumes, d’agneau ou de bœuf, sont de plus en plus incapables de concurrencer les produits qui viennent de l’extérieur et ne survivent souvent que grâce aux programmes de soutien des gouvernements qui atteint près de 2 milliards par année. Les fermiers et artisans qui tentent de développer une nouvelle agriculture du terroir, biologique, axée sur les produits de chez nous, des fermes de petite taille qui transforment et vendent leurs produits localement et dont on fait grand état, parviennent difficilement à survivre et à rendre leurs produits accessibles aux consommateurs moyens parce qu’ils n’ont pas accès aux programmes de soutien de l’État et aux marchés locaux qui sont organisés et contrôlés par et pour la production intensive et industrielle. L’usage du territoire agricole protégé par l’actuelle Commission de Protection du territoire et des activités agricoles est à toutes fins pratiques réservé aux grands producteurs puisqu’il est impossible pour un jeune de s’établir sur une terre et d’y bâtir sa maison et ses ateliers de production s’il ne possède pas 100 hectares (l’équivalent de trois lots familiaux autrefois) et s’il ne présente pas un projet d’agriculture de type industriel. Même les tables champêtres et les visites à la ferme sont considérées par la Commission comme des usages non-agricoles et donc interdit en zone agricole. Et pendant que les terres entourant les villes sont envahies par un développement urbain mal contrôlé et par les champs de maïs transgénique grassement assurés pour nourrir les porcs d’exportation et fabriquer de l’éthanol, on empêche l’établissement de petites fermes diversifiées et de projets agroalimentaires sur les terres incultes et abandonnées dans les villages en dépeuplement. Quant aux consommateurs, ils ont difficilement accès financièrement et localement aux agriculteurs et aux produits de chez nous qu’ils souhaiteraient encourager et ils sont pour la plupart captifs des grandes chaînes d’épiceries et de restaurants, où domine la malbouffe. La réforme PronovostLes réformes recommandées par le Rapport Pronovost visent à sortir notre agriculture de ce modèle unique en réorientant les fermes déficitaires et en restaurant une agriculture de proximité et de territoire, une agriculture multifonctionnelle, c’est-à-dire qui remplit des finalités sociales (alimentation, santé, environnement, occupation du territoire) et non seulement économiques. Pour y parvenir, on propose, dans les grandes lignes,
Le gouvernement doit agir viteCes réformes sont sensées et font l’objet d’un large consensus au Québec. Le gouvernement a en mains tout ce qu’il faut pour mettre en œuvre ces réformes qui profiteraient à toute la population. Il se doit d’expliquer aux agriculteurs et à l’ensemble des Québécois que ces réformes, contrairement à ce que certains dirigeants des grandes productions tentent de faire croire, n’ont pas pour but de réduire l’aide aux agriculteurs ni de mettre en danger le territoire agricole, mais bien plutôt de restaurer une agriculture pour nous, des fermes plus nombreuses et plus écologiques dans toutes les régions du Québec, de façon à répondre aux attentes des consommateurs et des communautés de demain. Tous les Québécois, les médias et les groupes de pression sont invités à appuyer cette réforme d’intérêt public et à faire pression sur le gouvernement pour qu’il ne cède pas au lobby des grands producteurs et des grandes firmes agroalimentaires. Coalition SOS-Pronovost Coalition pour un Québec des
Régions, Union paysanne, Union des consommateurs, Greenpeace,
Les Ami(e) de la Terre, Québec solidaire, Parti vert du Québec,
Avenue Bio de l’Est, Manger Santé Bio, Banques alimentaires et
Jardins collectifs du Québec, Décroissance conviviale, Groupe
de recherche écologique de la Baie, Fermes, Artisans et
Collectifs d’agriculteurs.
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