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 Documents d'appuis


Libérer les Québecs
Édition écosociété


Au pouvoir citoyens!
Éditions BLG
 

Au pouvoir, citoyens!
Mettre fin à l'usurpation des partis politiques
,
un livre de André Larocque, préface de Claude Béland, aux Éditions BLG, 2006, 90 pages
Un petit bijou pour ceux qui veulent instaurer une vraie démocratie au Québec.
On peut se le procurer chez l'auteur
andrejlarocque@sympatico.ca
ou chez l'Éditeur
info@editions-blg.com

La décentralisation dans les pays européens


En réaction à la recension du livre Libérer les Québecs dans le Devoir du 17 novembre, Louis Cornellier oppose une fin de non-recevoir à toute forme de décentralisation


Guides des régions
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Mise à jour: 16 janvier 2008

Abitibi-Témiscamingue (08) Bas-Saint-Laurent (01) Capitale-Nationale (03) Centre-du-Québec (17) Chaudière-Appalaches (12) Côte-Nord (09)
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Le 24 septembre 2009 - voir les archives éditoriales
 
En discussion: pour un seul mégahôpital à Montréal (Word)

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SOS-Pronovost

L’agriculture à l’heure de vérité

L’agriculture et l’alimentation qu’on favorise et soutient au Québec, depuis l‘avènement du libre échange, est une agriculture intensive et une alimentation industrielle.  Les conséquences d’un tel choix sont la concentration des fermes et des entreprises agroalimentaires entre les mains de grands intégrateurs dans les régions centrales du Québec, le dépeuplement et la dégradation des campagnes,  l’utilisation d’une grande quantité de produits chimiques, de semences transgéniques et de carburants  fossiles qui font peser une menace grandissante sur l’équilibre des écosystèmes, la qualité de l’eau, la santé collective et la production alimentaire future. Au surplus, cette agriculture industrielle est de plus en plus incapable de faire face à la concurrence des autres pays aussi bien sur nos marchés intérieurs qu’extérieurs, de sorte que, de plus en plus, elle ne survit que grâce à un endettement et un soutien public insoutenables.

Le rapport de la Commission Pronovost

Il y aura bientôt deux ans que la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois, présidée par Jean Pronovost, a produit son rapport au Gouvernement. Les constats et les recommandations de cette commission, qui a entendu plus de 600 mémoires dans toutes les régions du Québec, ont été confirmés depuis tant par les crises qui se succèdent dans diverses productions comme la production porcine, que  par les études que le gouvernement a commandé à Michel Saint-Pierre sur le financement, à Bernard Ouimet sur la gestion du territoire agricole et  à divers groupes concernés sur le mise en marché. 

Les conclusions sont unanimes. Notre modèle actuel d’agriculture est en train de détruire l’agriculture qui a  longtemps nourri les Québécois et assuré à toutes les régions une occupation dynamique du territoire. 

Les fermes familiales, étouffées par l’endettement, sont forcées de grossir ou de disparaître au profit de plus grosses, contrôlées par des intégrateurs, qui se concentrent dans les régions centrales du Québec. 

Les fermes laitières, qui étaient la fierté de l’agriculture québécoise, découragées par le prix spéculatif démesuré des quotas de lait et par la difficulté de transmettre aux jeunes des entreprises qui valent plusieurs millions, choisissent de plus en plus de vendre leur quota pour assurer leurs vieux jours, et ces quotas sont rachetés par les méga-vacheries qui poussent autour des centres où se trouvent les usines de transformation et les marchés de consommation. 

Les producteurs de porc, de céréales, de légumes, d’agneau ou de bœuf, sont de plus en plus incapables de concurrencer les produits qui viennent de l’extérieur et ne survivent souvent que grâce aux programmes de soutien des gouvernements qui atteint près de 2 milliards par année. 

Les fermiers et artisans qui tentent de développer une nouvelle agriculture du terroir, biologique, axée sur les produits de chez nous, des fermes de petite taille qui transforment et vendent leurs produits localement et dont on fait grand état, parviennent difficilement à survivre et à rendre leurs produits accessibles aux consommateurs moyens parce qu’ils n’ont pas accès aux programmes  de soutien de l’État et aux marchés locaux qui sont organisés et contrôlés par et pour la production intensive et industrielle.  

L’usage du territoire agricole protégé par l’actuelle Commission de Protection du territoire et des activités agricoles est à toutes fins pratiques réservé aux grands producteurs puisqu’il est impossible pour un jeune de s’établir sur une terre et d’y bâtir sa maison et ses ateliers de production s’il ne possède pas 100 hectares (l’équivalent de trois lots familiaux autrefois) et s’il ne présente pas un projet d’agriculture de type industriel. Même les tables champêtres et les visites à la ferme sont considérées par la Commission comme des usages non-agricoles et donc interdit en zone agricole. Et pendant que les terres entourant les villes sont envahies par un développement urbain mal contrôlé et par les champs de maïs transgénique grassement assurés  pour nourrir les porcs d’exportation et fabriquer de l’éthanol, on empêche l’établissement de petites fermes diversifiées et de projets agroalimentaires sur les terres incultes et abandonnées dans les villages en dépeuplement. 

Quant aux consommateurs, ils ont difficilement accès financièrement et localement aux agriculteurs et aux produits de chez nous qu’ils souhaiteraient encourager et ils sont pour la plupart captifs des grandes chaînes d’épiceries et de restaurants, où domine la malbouffe.

La réforme Pronovost

 
Les  réformes recommandées par le Rapport Pronovost visent à  sortir notre agriculture de ce modèle unique  en réorientant les fermes déficitaires et en restaurant une agriculture de proximité et de territoire, une agriculture multifonctionnelle, c’est-à-dire qui remplit des finalités sociales (alimentation, santé, environnement, occupation du territoire) et non seulement économiques.  

Pour y parvenir, on propose, dans les grandes lignes, 

  1. de rediriger le soutien financier vers des productions de plus-value et vers des fermes diversifiées et multifonctionnelles,
  2. d’ouvrir les monopoles de mise en marché et de distribution,  et du même coup la réglementation en place, pour faciliter la vente à la ferme, la transformation et la mise en marché locale ainsi que l’accès aux produits locaux et aux marchés spécialisés,
  3. d’ouvrir l’accès de la zone agricole à des usages agricoles diversifiés en intégrant la gestion du territoire agricole à l’aménagement du territoire global, de façon à l’adapter aux besoins spécifiques des communautés urbaines et rurales.
  4. de rétablir le pluralisme syndical et permettre à tous les agriculteurs  de choisir le syndicat qu’ils estiment le plus apte à défendre leurs intérêts.

Le gouvernement doit agir vite

 
Ces réformes sont sensées et font l’objet d’un large consensus au Québec. Le gouvernement a en mains tout ce qu’il faut pour mettre en œuvre ces réformes qui profiteraient à toute la population. Il se doit d’expliquer aux agriculteurs et à l’ensemble des Québécois  que ces réformes, contrairement à ce que certains dirigeants des grandes productions tentent de faire croire, n’ont pas pour but de réduire l’aide aux agriculteurs ni de mettre en danger le territoire agricole, mais bien plutôt de restaurer une agriculture pour nous, des fermes plus nombreuses et plus écologiques dans toutes les régions du Québec, de façon à répondre aux attentes des consommateurs et des communautés de demain. 

Tous les Québécois, les médias et les groupes de pression sont invités à appuyer cette réforme d’intérêt public et à faire pression sur le gouvernement pour qu’il ne cède pas au lobby des grands producteurs et des grandes firmes agroalimentaires. 

Coalition SOS-Pronovost

Coalition pour un Québec des Régions, Union paysanne, Union des consommateurs, Greenpeace, Les Ami(e) de la Terre, Québec solidaire, Parti vert du Québec, Avenue Bio de l’Est, Manger Santé Bio, Banques alimentaires et Jardins collectifs du Québec,  Décroissance conviviale, Groupe de recherche écologique de la Baie,  Fermes,  Artisans et  Collectifs d’agriculteurs.  
 

Informations complétaires:

Il est connu que l’Union des producteurs agricoles (UPA) s’oppose à tout assouplissement de la gestion de la protection du territoire agricole, argumentant que les terres agricoles  représentent moins de 2% du Québec et que la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM)  dispose déjà d’une réserve de  30,000 hectares pour son développement et devrait plutôt densifier davantage son occupation urbaine. L'UPA soutient également qu'elle est mieux placée pour protéger les terres agricoles que les instances municipales : d'autres estiment qu'elle protège plutôt son contrôle sur la zone agricole qu'elle a tendance à considérer comme son «parc industriel agricole privé». 

 

À ce sujet, sans minimiser l’importance de contrôler l’empiètement de l’étalement urbain sur les meilleures terres agricoles et le rôle que doivent jouer les producteurs agricoles dans la mise en valeur de la zone agricole,  certains faits nuancent  cette argumentation  et militent en faveur d’une attitude plus ouverte comme celle du rapport Ouimet :

 

-des études récentes réalisées par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) démontrent que la région de Montréal est une des agglomérations les plus denses en Amérique du nord, avec 851 personnes au kilomètre carré, au même niveau que Los Angeles, Toronto et Vancouver.

 

-58% du territoire de la CMM est zoné agricole bien que seulement 66% de ces espaces sont cultivés.

 

-le nombre d’hectares en réserve est de 21,000 et non 30,000, soit 12% de la zone urbaine de la CMM, mais les pouvoirs régionaux et la composition de la CMM, de l’avis de M. Ouimet lui-même, permettent difficilement  une planification efficace du développement urbain et agricole de l’agglomération, puisque la CMM doit composer avec les pouvoirs d’aménagement  local des 14 MRC (dont 4 villes MRC) incluses dans son territoire. Des modifications aux pouvoirs de ces instances devraient survenir sous peu.

 

-le pourcentage du territoire québécois propice à l’agriculture, selon les rapports de la CPTAQ elle-même, est plus près de 4% que de 2% ,et si l’on exclue du calcul les régions comme le Nord-du-Québec, la Baie-James et la Côte Nord, c’est plus de 60% du territoire qui est réservé à l’agriculture.

 

-les pertes d’espace agricole des régions centrales au cours des 15 dernières années ont été compensées par des gains équivalents en régions périphériques, et à peine plus de 10% des exclusions de la zone agricole l’ont été à des fins résidentielles, le reste étant destiné à des équipements collectifs et des développements industriels.

 

-plus de 80% de la population du Québec vit en zone urbaine.

 

Ce que Ouimet propose, ce n'est pas d'ouvrir la zone agricole au développement non-agricole, c'est de réintégrer la gestion de la zone agricole dans l'aménagement intégré du territoire, sous l'égide des instances municipales démocratiques,  plutôt que de maintenir la zone agricole comme une enclave régie exclusivement par la CPTAQ et l'Union des producteurs agricoles. Le rôle des agriculteurs se situerait désormais à l'intérieur du processus démocratique dans l'exercice du mandat d'aménagement du territoire  des MRC et des Communautés métropolitaines. C'est en ce sens que Mme Nathalie Normandeau a pu affirmer devant le Congrès de l'Union des municipalités que le rapport Ouimet serait la pierre d'assise de la politique d'occupation du territoire que prépare le gouvernement.


Je m’implique et je décide

Les États généraux du Québec
Manifeste: télécharger
(PDF)
Cahier de participation: télécharger
(PDF)
Synthèse des 15 questions soumises à la délibération des États généraux

 

À soir on fait peur au monde! 

Ou tout ce qu'un politicien va dire pour ne pas perdre de pouvoirs aux mains des régions:

12 réponses à ceux qui essaient de vous faire peur en prétendant que

  1. Nous devons beaucoup à la centralisation.
  2. La décentralisation risque de créer des inégalités et des reculs.
  3. On ne peut pas aller à contre courant de la mondialisation et de la métropolisation.
  4. Il faut attendre après la souveraineté pour décentraliser le Québec.
  5. Les instances régionales et locales ne sont pas prêtes à assumer de nouveaux pouvoirs.
  6. Les maires et les députés de comté tiennent au statu quo.
  7. On a déjà trop de gouvernements.
  8. Les citoyens participent de moins en moins à la politique.
  9. L’appareil de l’État n’acceptera jamais de se départir de son contrôle.
  10. Le Québec a besoin d’un État central fort pour se développer comme nation.
  11. La croissance économique passe par les grandes villes et les grandes entreprises.
  12. Le Québec n’a pas les moyens de financer des gouvernements régionaux.

 

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