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Documents d'appuis

Libérer les Québecs
Édition écosociété

Au pouvoir citoyens!
Éditions BLG
Au pouvoir, citoyens!
Mettre fin à l'usurpation des partis politiques,
un livre de André Larocque,
préface de Claude Béland, aux Éditions BLG, 2006, 90 pages
Un petit bijou pour ceux qui
veulent instaurer une vraie démocratie au Québec.
On peut se le procurer chez
l'auteur
ou chez l'Éditeur
La
décentralisation dans les pays
européens
En réaction à la
recension du livre Libérer les Québecs dans le Devoir du 17
novembre, Louis Cornellier oppose une fin de non-recevoir à toute forme
de décentralisation

Guides des
régions
Sites WEB des Régions
Mise à jour: 16
janvier 2008
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Éditorial
Maman je suis assez grand maintenant
! |
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Derrière
chez-moi il y a un égout. |
Élections municipales
générales en novembre
La prise en charge de l’environnement par
les pouvoirs locaux
Beaucoup estiment que seul l’État peut forcer les acteurs locaux à
prendre soin des écosystèmes. Force est d’admettre cependant que l’État,
soumis à tous les lobbies et les stratégies de partis, s’acquitte plutôt
mal de cette tâche.
Et
si c’était le contraire! Si la mise en place d’une véritable démocratie
locale et régionale était l’outil essentiel pour une prise en charge de
nos écosystèmes!
Après tout, la protection des écosystèmes est essentiellement un
problème territorial, un problème d’aménagement et de gestion du
territoire. Les mieux placés pour identifier et protéger ces
écosystèmes, par exemple les réseaux aquatiques dans un territoire, ne
sont-ils pas les communautés locales et régionales et leurs élus, qui
sont les premiers affectés? Et l’aménagement du territoire, incluant la
gestion de l’eau, n’est-il pas la mandat premier des municipalités
régionales? D’ailleurs, à bien y penser, la plupart des luttes
environnementales ne sont-elles pas issues des citoyens qui sentait leur
milieu de vie menacé par les arrosages forestiers, les porcheries
industrielles, les ports méthaniers, les mini-barrages, les méga-parcs
éoliens, la pollution de leurs cours d’eau, l’utilisation des pesticides
et des OGM, les déversements industriels, etc.
Mais
pour que cette démocratie locale et régionale soit efficace, il faut
qu’elle soit réelle. Nos structures de pouvoir local et régional sont
présentement largement désuètes, incomplètes et démunies. La plupart des
municipalités sont désormais trop petites pour disposer des moyens
nécessaires à cette prise en charge. Les dirigeants des MRC, tout comme
ceux de la Conférence régionale des élus, ne sont pas élues par les
citoyens, et n’ont ni les pouvoirs ni l’autonomie financière pour agir.
Les maires refusent même presque partout d’élire leur préfet au suffrage
universel. De plus, ces instances consultent peu leur population : à
part la possibilité très circonscrite de référendums municipaux, elles
n’ont pas mis au point de mécanismes de participation directe des
citoyens.
Les
élections municipales générales de l’automne prochain ne
pourraient-elles pas être l’occasion de brasser la cage et de réclamer
haut et fort une mise à jour de nos structures de démocratie
territoriale et une révision profonde de la répartition des pouvoirs et
des ressources dans nos collectivités, afin d’assurer une prise en
charge des écosystèmes par nos collectivités locales et régionales.
Si
on attend que le Ministère de l’Environnement vienne s’occuper du
ruisseau qui coule derrière chez soi, on risque d’attendre longtemps, si
longtemps, qu’il risque fort d’être transformé en égout bien avant!
Roméo Bouchard
Coordonnateur de la Coalition pour un Québec des Régions

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