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9 février 2008


 Documents d'appuis


Libérer les Québecs
Édition écosociété


Au pouvoir citoyens!
Éditions BLG
 

Au pouvoir, citoyens!
Mettre fin à l'usurpation des partis politiques
,
un livre de André Larocque, préface de Claude Béland, aux Éditions BLG, 2006, 90 pages
Un petit bijou pour ceux qui veulent instaurer une vraie démocratie au Québec.
On peut se le procurer chez l'auteur
andrejlarocque@sympatico.ca
ou chez l'Éditeur
info@editions-blg.com

La décentralisation dans les pays européens


En réaction à la recension du livre Libérer les Québecs dans le Devoir du 17 novembre, Louis Cornellier oppose une fin de non-recevoir à toute forme de décentralisation


Guides des régions
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Mise à jour: 16 janvier 2008

Abitibi-Témiscamingue (08) Bas-Saint-Laurent (01) Capitale-Nationale (03) Centre-du-Québec (17) Chaudière-Appalaches (12) Côte-Nord (09)
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Le 20 mai 2008         États généraux du Québec des Régions          - voir les archives éditoriales
 

Je m’implique et je décide

Les États généraux du Québec
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Cahier de participation: télécharger
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Synthèse des 15 questions soumises à la délibération des États généraux

Le projet de loi de la ministre Courchesne sur les Commissions scolaires
UNE DRÔLE DE CONCEPTION DE LA DÉMOCRATIE!

Le projet de loi 88 sur les commissions scolaires fait preuve d’une véritable perversion de la démocratie. Il ne supprime pas les commissions scolaires, mais au lieu de leur confier un rôle susceptible de relancer la participation de la population à la gestion de ses écoles, il propose au contraire de les intégrer  purement et simplement dans la structure administrative du ministère de l’éducation. Une mise en tutelle à peine déguisée!

Pour la ministre, la démocratie doit fonctionner de haut en bas. Elle n’accepte pas que les enseignants et les directeurs d’école adaptent les consignes en fonction des besoins de leur milieu. Pour elle, les décisions et caprices du ministère doivent s’imposer sans restriction du bureau de la ministre jusque dans chaque classe du Québec. Et pour s’en assurer, chaque commission scolaire devra désormais signer une entente de «partenariat» avec le ministère à tous les trois ans, et rendre des comptes à tous les ans, et chaque conseil d’établissement devra faire de même avec sa commission scolaire. En d’autres mots, le rôle du conseil d’établissement et des commissions scolaires n’est plus de permettre à la population de prendre part à la gestion de ses écoles, mais d’appliquer les directives et les grilles du ministère. Les commissions scolaires subissent de cette façon le même sort qu’ont subi les CLSC, les Agences régionales de santé, les CLD, les CRD : d’abord issus de la population, le gouvernement a fini par en faire un simple rouage de son administration centralisée.

Cette «nouvelle gouvernance» n’est rien d’autre qu’une façon de noyer la démocratie dans les structures administratives et une gestion déconcentrée mais non moins centralisée pour autant. Gouvernance et partenariat sont des mots magiques qui permettent de contourner la démocratie de gouvernements élus et la participation des citoyens. On se demande bien, en effet, pourquoi maintenir des élections scolaires et des conseils d’établissement représentatifs si ce n’est pas pour permettre aux citoyens de faire valoir leurs besoins et leurs volontés concernant les écoles où vont leurs enfants.

Et si la ministre déplore un manque d’obéissance dans le réseau envers ses consignes et un manque d’intérêt pour les élections scolaires, c’est peut-être justement parce qu’elle ne tient pas compte de la volonté des citoyens ou qu’elle ne leur donne pas les moyens pour se prendre en charge. Une démocratie qui fonctionne de haut en bas plutôt qu’à l’inverse, ça s’appelle une dictature ou une monarchie, et ça ne favorise pas beaucoup la participation. La ministre veut que le réseau rende des comptes et soit «transparent» à l’égard du ministère, mais elle semble se soucier peu qu’il le soit face aux citoyens. Tout commence et finit avec l’État : nous sommes ou bien ses clients, ou bien ses fonctionnaires : il n’y a plus de citoyens,  sauf pour élire de temps en temps des partis politiques qui gouvernent avec 30% des voix.

Une vraie démocratie scolaire consisterait à redonner aux citoyens leur pouvoir sur l’école via les conseils d’établissements et les instances démocratiques locales et régionales. Si on veut absolument maintenir des commissions scolaires, il faudrait au moins leur donner une autonomie réelle sur l’organisation et les budgets scolaires, et les intégrer aux instances démocratiques locales. Les budgets du ministère proviennent des impôts des citoyens et leur sont destinés : ils ne lui appartiennent pas. Plutôt que d’essayer de faire la discipline dans chaque classe et de vouloir tout contrôler, le ministère devrait chercher à offrir à tous une vision, des objectifs et des ressources  pour permettre à tous les Québécois de relever l’énorme défi de l’éducation pour les années à venir.

Roméo Bouchard
Coordonnateur pour la Coalition pour un Québec des Régions
Mai 2008


À soir on fait peur au monde! 

Ou tout ce qu'un politicien va dire pour ne pas perdre de pouvoirs aux mains des régions:

12 réponses à ceux qui essaient de vous faire peur en prétendant que

  1. Nous devons beaucoup à la centralisation.
  2. La décentralisation risque de créer des inégalités et des reculs.
  3. On ne peut pas aller à contre courant de la mondialisation et de la métropolisation.
  4. Il faut attendre après la souveraineté pour décentraliser le Québec.
  5. Les instances régionales et locales ne sont pas prêtes à assumer de nouveaux pouvoirs.
  6. Les maires et les députés de comté tiennent au statu quo.
  7. On a déjà trop de gouvernements.
  8. Les citoyens participent de moins en moins à la politique.
  9. L’appareil de l’État n’acceptera jamais de se départir de son contrôle.
  10. Le Québec a besoin d’un État central fort pour se développer comme nation.
  11. La croissance économique passe par les grandes villes et les grandes entreprises.
  12. Le Québec n’a pas les moyens de financer des gouvernements régionaux.

 

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