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12 avril 2008


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Libérer les Québecs
Édition écosociété


Au pouvoir citoyens!
Éditions BLG
 

Au pouvoir, citoyens!
Mettre fin à l'usurpation des partis politiques
,
un livre de André Larocque, préface de Claude Béland, aux Éditions BLG, 2006, 90 pages
Un petit bijou pour ceux qui veulent instaurer une vraie démocratie au Québec.
On peut se le procurer chez l'auteur
andrejlarocque@sympatico.ca
ou chez l'Éditeur
info@editions-blg.com

La décentralisation dans les pays européens


En réaction à la recension du livre Libérer les Québecs dans le Devoir du 17 novembre, Louis Cornellier oppose une fin de non-recevoir à toute forme de décentralisation


Guides des régions
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Mise à jour: 16 janvier 2008

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Le 21 avril 2008         États généraux du Québec des Régions          - voir les archives éditoriales
Mise à jour le 21 mars - Agenda et  membres
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Les États généraux du Québec
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Un Conseil des Régions pour le Québec

QUAND LE PYGMÉE SE MESURE AU GÉANT

Québec, 14 avril 2008. André Larocque Professeur associé à l’École nationale d’administration publique. Membre de la Coalition pour un Québec des régions

Un Conseil des Régions pour le Québec

QUAND LE PYGMÉE SE MESURE AU GÉANT 

                        Le Soleil du 12 avril 2008 rapportait une déclaration de Claude Béland, au nom de la Coalition pour un Québec des régions, à l’effet d’introduire dans le débat public l’idée que le Québec se dote d’une seconde chambre législative.  Le professeur Louis Massicotte – même journal, même date -  a immédiatement trouvé l’idée « utopique, inégal et farfelu ».

                        Sur des questions aussi fondamentales et larges que la démocratie, tout le monde sait déjà que les universitaires risquent de se retrouver à l’étroit dans leurs laboratoires et leurs statistiques.  Mais quand l’un d’eux brandit un vocabulaire aussi puéril que celui qu’utilise Louis Massicotte face à quelqu’un qui a une aussi immense expérience sur le terrain que Claude Béland, il est permis de se demander qui au juste est farfelu.

                        « Utopique », dit le professeur.  Pourtant la seconde chambre américaine existe bel et bien et est particulièrement puissante.  Parlez-en aux sénateurs Obama, Clinton et McCain.  49 des 50 états américains ont une seconde chambre, l’exception étant le Nebraska.  Dans une autre fédération, cinq des six états australiens sont ainsi dotés, l’exception étant le Queensland.  Le Sénat français est souvent appelé la « Chambre des régions ».  Celui des Pays-Bas porte même le nom d’ « États Généraux ».  La Suisse, l’Allemagne, l’Irlande, le Japon, l’Italie, la République tchèque, la Roumanie possèdent tous une seconde chambre législative.

                        Une chambre québécoise des régions ressemblerait, dit le professeur, au Sénat canadien ou à l’ancien Conseil législatif.  Pourtant celui dont parle Claude Béland serait élu au suffrage universel direct de chaque région.  On est à cent lieues de ça même dans notre Assemblée nationale.  Comparer une Chambre élue au suffrage universel au Sénat dortoir à Ottawa, c’est faire des comparaisons farfelues.

                        Cette Chambre ne saurait être égalitaire, dit toujours le professeur.   Celles des USA, de l’Australie, du Mexique et du Brésil le sont.  C’est même cette égalité qui permettrait enfin qu’on sorte du cul de sac de la réforme de la carte électorale et du mode de scrutin.  Avec une Chambre régionale égalitaire, on rencontrerait le principe d’une effective représentation territoriale, ce qui permettrait enfin de se concentrer sur le principe d’une représentation démocratique réelle au niveau de l’Assemblée nationale.

                        Les députés actuels n’accepteraient pas de partager leur pouvoir, nous dit-on.  On s’en doutait.  C’est bien pourquoi la Coalition se tourne en priorité vers les citoyens.  D’ailleurs la froideur des députés n’a jamais empêché le professeur Massicotte de militer depuis des décennies en faveur d’une réforme du mode de scrutin alors qu’il est parfaitement conscient des obstacles que ne cessent d’y mettre les caucus des trois partis à Québec.

                        La Coalition, dit le professeur, voit le Québec comme un « cumul de régions » et Montréal comme un « camp de concentration ».  Mais pendant que le professeur travaillait en vase clos, Claude Béland, en 2002-03, a tenu des audiences publiques dans 27 villes, entendu des milliers de citoyens de toutes les régions, reçu des centaines de mémoires de toutes les régions et présidait, dans les États Généraux sur la réforme des institutions démocratiques, à un rassemblement de mille délégués de toutes les régions.  Une de ses conclusions importantes : « le Québec n’a pas des régions, le Québec, c’est un pays de régions ».  Et depuis ce temps, Claude Béland continue à parcourir le Québec y compris, bien sûr, Montréal.  Aujourd’hui Claude Béland accepte de présider les États Généraux sur un Québec des régions.  En fait, ces États Généraux en préparation donnent une suite directe à ceux de 2003.  Aussi le projet actuel est porté présentement par un ensemble de comités régionaux dont l’un des plus efficaces, les mieux organisés, est précisément celui de Montréal.

                     Le professeur Massicotte juge l’idée soumise au débat par Claude Béland  « déconnectée ».  S’il y a quelqu’un de « connecté » à la vie politique, sociale, économique du Québec réel, celui du terrain de tous les jours, il est difficile d’en imaginer un plus engagé, plus crédible, plus respecté que Claude Béland.  Le pygmée a bien le droit de se mesurer au géant mais on reste en droit d’exiger de l’universitaire un vocabulaire et une analyse moins réducteurs, moins caricaturaux, moins « farfelus » que ceux auxquels il recourt.

À soir on fait peur au monde! 

Ou tout ce qu'un politicien va dire pour ne pas perdre de pouvoirs aux mains des régions:

12 réponses à ceux qui essaient de vous faire peur en prétendant que

  1. Nous devons beaucoup à la centralisation.
  2. La décentralisation risque de créer des inégalités et des reculs.
  3. On ne peut pas aller à contre courant de la mondialisation et de la métropolisation.
  4. Il faut attendre après la souveraineté pour décentraliser le Québec.
  5. Les instances régionales et locales ne sont pas prêtes à assumer de nouveaux pouvoirs.
  6. Les maires et les députés de comté tiennent au statu quo.
  7. On a déjà trop de gouvernements.
  8. Les citoyens participent de moins en moins à la politique.
  9. L’appareil de l’État n’acceptera jamais de se départir de son contrôle.
  10. Le Québec a besoin d’un État central fort pour se développer comme nation.
  11. La croissance économique passe par les grandes villes et les grandes entreprises.
  12. Le Québec n’a pas les moyens de financer des gouvernements régionaux.

 

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