la
coalition réfléchit et s'exprime... La Coalition est formée de membres individuels. Leur
opinion n’engage pas la Coalition qui tient cependant à diffuser leurs
réflexions.
Site web de la Région:
Nord-du-Québec (10) La grande réserve du Québec
Animateur/coordonnateur de la région:
DES GOUVERNEMENTS ÉLUS DANS NOTRE
RÉGIONS, AVEC DES POUVOIRS ET DES BUDGETS AUTONOMES, POURQUOI? POUR QUOI
FAIRE?
Pour un portrait-synthèse de la
région (cliquez ici)
(A venir)
Les principaux défis de notre région
Les problèmes qui résultent chez nous
de la centralisation.
Ce que la décentralisation nous
permettrait de faire dans notre région.
C’est en cherchant le chemin des Indes que Jacques Cartier s’est
retrouvé dans le Saint-Laurent, et d’autres explorateurs à la Baie
d’Hudson. Les voyages et les combats de d’Iberville font partie de cette
histoire. Le premier commerce qui fit la fortune des premiers arrivants
fut celui des fourrures, particulièrement des peaux de castors, sous le
contrôle de la Compagnie de la Baie d’Hudson justement.
Depuis, même si le peuplement français s’est concentré dans la vallée du
Saint-Laurent, l’immense arrière-pays boréal, habité par les Cris, les
Montagnais et les Esquimaux, n’a jamais cessé de faire partie du pays et
d’exercer une fascination. Après les fourrures, ce furent les mines,
puis la forêt, puis les grands barrages électriques, puis aujourd’hui
l’écotourisme et l’écologie. Autour de ces activités se sont créés des
postes de traite, puis des villes, des centrales hydroélectriques, des
communautés Innus et Inuit autonomes : Matagami, Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon,
Radisson, La Grande, Caniapiscau, la région autonome du Nunavik. Tous
ces lieux d’abord reliés par mer, puis par avion et par route, forment
le Nouveau-Québec, qu’on nomme aujourd’hui le Nord-du-Québec.
Cet immense territoire qui couvre 55% du Québec n’abrite qu’environ
40,000 habitants. Mais leur rôle et leur importance est capitale. En
raison de la nature du travail qu’y occupe les blancs et de la fécondité
encore élevée des populations autochtones, la population y est beaucoup
plus jeunes qu’ailleurs au Québec : plus de 30% ont moins de 15 ans (le
double du Québec) et à peine 4% ont plus de 65 ans (une moyenne de 13%
au Québec). Ces communautés, aussi bien chez les autochtones que dans
les villes minières et les postes, sont soumises à d’intenses
bouleversements provoqués par les développement miniers, forestiers et
hydroélectriques ainsi que par l’évolution rapide des conditions de vie
et de gouvernance des autochtones. Elles sont les premières à ressentir
les conséquences du réchauffement climatique. Les villes
mono-industrielles sont pour la plupart en difficulté. Le partage du
territoire et des ressources entre le Gouvernement, les populations
autochtones et les monopoles d’exploitation fait l’objet de
contestations et de négociations continuelles. La surexploitation qui
menace la forêt boréale est désormais un dossier de société.
Le Québec doit encore inventer une façon équitable d’occuper ce
territoire : il ne peut plus se contenter de l’exploiter, de se
l’approprier et de le piller comme par le passé. Le respect des
communautés autochtones, des écosystèmes et des travailleurs est
incontournable. Le rôle d’Hydro-Québec et des grandes compagnies qui
exploitent les ressources doit être redéfini en fonction d’objectifs
collectifs et d’un développement durable.
La population
40,000 (0.5% de la population du Québec et 55.2% du territoire).
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