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Le 16 janvier 2008

la coalition réfléchit et s'exprime...
La Coalition est formée de membres individuels. Leur opinion n’engage pas la Coalition qui tient cependant à diffuser leurs réflexions.
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La grande réserve du Québec

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DES GOUVERNEMENTS ÉLUS DANS NOTRE RÉGIONS, AVEC DES POUVOIRS ET DES BUDGETS AUTONOMES, POURQUOI? POUR QUOI FAIRE?

Pour un portrait-synthèse de la région (cliquez ici)

(A venir)

  • Les principaux défis de notre région

  • Les problèmes qui résultent chez nous de la centralisation.

  • Ce que la décentralisation nous permettrait de faire dans notre région.


Portrait-synthèse de la région

C’est en cherchant le chemin des Indes que Jacques Cartier s’est retrouvé dans le Saint-Laurent, et d’autres explorateurs à la Baie d’Hudson. Les voyages et les combats de d’Iberville font partie de cette histoire. Le premier commerce qui fit la fortune des premiers arrivants fut celui des fourrures, particulièrement des peaux de castors, sous le contrôle de la Compagnie de la Baie d’Hudson justement.
Depuis, même si le peuplement français s’est concentré dans la vallée du Saint-Laurent, l’immense arrière-pays boréal, habité par les Cris, les Montagnais et les Esquimaux, n’a jamais cessé de faire partie du pays et d’exercer une fascination. Après les fourrures, ce furent les mines, puis la forêt, puis les grands barrages électriques, puis aujourd’hui l’écotourisme et l’écologie. Autour de ces activités se sont créés des postes de traite, puis des villes, des centrales hydroélectriques, des communautés Innus et Inuit autonomes : Matagami, Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon, Radisson, La Grande, Caniapiscau, la région autonome du Nunavik. Tous ces lieux d’abord reliés par mer, puis par avion et par route, forment le Nouveau-Québec, qu’on nomme aujourd’hui le Nord-du-Québec.
Cet immense territoire qui couvre 55% du Québec n’abrite qu’environ 40,000 habitants. Mais leur rôle et leur importance est capitale. En raison de la nature du travail qu’y occupe les blancs et de la fécondité encore élevée des populations autochtones, la population y est beaucoup plus jeunes qu’ailleurs au Québec : plus de 30% ont moins de 15 ans (le double du Québec) et à peine 4% ont plus de 65 ans (une moyenne de 13% au Québec). Ces communautés, aussi bien chez les autochtones que dans les villes minières et les postes, sont soumises à d’intenses bouleversements provoqués par les développement miniers, forestiers et hydroélectriques ainsi que par l’évolution rapide des conditions de vie et de gouvernance des autochtones. Elles sont les premières à ressentir les conséquences du réchauffement climatique. Les villes mono-industrielles sont pour la plupart en difficulté. Le partage du territoire et des ressources entre le Gouvernement, les populations autochtones et les monopoles d’exploitation fait l’objet de contestations et de négociations continuelles. La surexploitation qui menace la forêt boréale est désormais un dossier de société.
Le Québec doit encore inventer une façon équitable d’occuper ce territoire : il ne peut plus se contenter de l’exploiter, de se l’approprier et de le piller comme par le passé. Le respect des communautés autochtones, des écosystèmes et des travailleurs est incontournable. Le rôle d’Hydro-Québec et des grandes compagnies qui exploitent les ressources doit être redéfini en fonction d’objectifs collectifs et d’un développement durable.


La population
40,000 (0.5% de la population du Québec et 55.2% du territoire).


Les villes (municipalités)
Chibougamau (8,000), Lebel-sur-Quévillon (3,000), Kuujjuak (2,000), Matagami (2,000), Baie-James (2,000), Communautés Cri (15,000), Communautés Inouits (10,000).
 

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