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Coalition pour un Québec des RégionS
pour l'organisation des
États généraux du Québec des Régions en 2009
La Coalition est formée de membres individuels.
Leur opinion n’engage pas la Coalition qui tient cependant à diffuser leurs
réflexions.
C O M M U N I Q U É
Donnez la SAQ aux Régions et non au Privé!
Québec,
9 décembre 2007. La Société des Alcools du Québec est présentement une Société d’État
avec un seul actionnaire, le ministre des finances du Québec.
- Elle
emploie un total de 6,904 personnes (3,761 réguliers et 2,333 à
temps partiel) auxquelles elle verse 228 millions $ en salaires, et
42,8 millions $ en charges sociales.
- Elle
possède 408 succursales et 400 agences, donc 808 points de vente.
- Les ventes
brutes ont été de 2,765,300,000 $
- Le
bénéfice net, payé en dividende au gouvernement du Québec a été de
656,900,000 $
- Le montant
payé en douanes, taxes de vente et taxes spécifiques, au deux
niveaux de gouvernement, ont été de 1,304,700,000 $
- Les achats
en biens et services (portes, comptoirs, vêtements pour employés,
etc.) ont été de 83 millions $ auprès de 1,080 fournisseurs.
- La Société
fait affaire avec plus de 3,000 fournisseurs dans 55 pays et dit,
elle-même : « il n’existe aucun autre réseau comparable dans le
monde ».
(Données de 2005-2006)
Certains
voudraient privatiser la SAQ sous prétexte que ce n’est pas la fonction
de l’État de distribuer de l’alcool. Mais céder cette fonction au
secteur privé, comme les gouvernements libéraux sont constamment tentés
de le faire, c’est remettre la poule aux œufs d’or à nos milieux
d’affaires, sinon même à des intérêts financiers hors du Québec.
Présentement la SAQ est efficace mais hautement centralisée, pilotée par
des amis du pouvoir, avec au fond la mission de financer le gouvernement
à Québec. Pourquoi, pour une fois, ne céderait-on pas aux citoyens et
aux régions une affaire qui marche et qui marchera indépendamment de
toute conjoncture, précisément pour financer l’économie sociale et
citoyenne? Il s’agit d’un produit très près du monde, d’une expertise
déjà acquise au niveau des employés, avec un fort potentiel pour insérer
les régions dans le commerce international, accueillir les produits
locaux et soutenir les coopératives d’ici et
d‘ailleurs (vin équitable)
mieux que ne le fait la SAQ actuelle. De plus, le gouvernement du Québec
ne peut arguer qu’il subirait une perte financière : les quelque 700
millions reçus par lui en 2005-2006 ne disparaissent pas, ils sont
administrés autrement, c’est-à-dire par les citoyens pour soutenir le
développement de l’économie sociale. Par ailleurs. Les gouvernements, à
Ottawa et à Québec, continueraient à percevoir plus d’un milliard en
taxes, douanes, ventes et autres.
Dans le contexte d’un réaménagement des divers paliers de gouvernement
au Québec et conformément aux principes selon lesquels
« il faut faire en sorte que la responsabilité d’un service public soit
confiée au palier de gouvernement le mieux placé pour le fournir à
meilleur coût à la population », on pourrait donc procéder à la
transformation de la Société des alcools du Québec de son statut actuel
de « société d’État » en celui de « coopérative ».
La loi établirait dans chaque région administrative du Québec une
« coopérative régionale des alcools ». Les parts sociales d’une région
ne pourraient être détenues que par des citoyens ayant résidence
principale dans cette région.
La mission des coopératives régionales serait la distribution et la
vente de produits alcoolisés dans le but de soutenir financièrement des
activités régionales et locales dans le domaine de l’économie sociale
et, en priorité, dans celui des coopératives.
Le bureau central de la Société des alcools du Québec, dont les membres
seraient désignés par le gouvernement du Québec, serait maintenu, sous
le nom d’Agence centrale des alcools du Québec. En plus de percevoir
douanes et taxes, l’Agence agirait à titre de grossiste en particulier
par la gestion du réseau international des fournisseurs de produits
alcoolisés.
Le gouvernement du Québec créerait, comme on le fait présentent dans le
domaine de l’agriculture, le poste d’inspecteur et de contrôleur de la
qualité.
Note : la transformation de la SAQ en coopérative avait été
entreprise en 1985 dans les derniers moments du gouvernement de René
Lévesque. Il s’agissait de remettre la SAQ à une coopérative formée de
ses employés. La CSN, qui ne voulait pas perdre un de ses importants
syndicats, s’est vivement opposée à la mesure! Le milieu des affaires
privées, qui aimerait bien un jour privatiser cette poule aux œufs d’or,
s’y est également opposée avec vigueur. Finalement, à l’approche de
l’élection générale, le nouveau Premier ministre Pierre-Marc Johnson a
remisé le dossier dans un tiroir. Et évidemment ce n’est pas un
gouvernement libéral qui va le ressusciter. Une autre pièce du projet
démocratique de René Lévesque qui s’est envolée…
Source :
André Larocque
418-656-9654
Région de Québec (03)
Professeur à l’ÉNAP, membre du Parti Vert, ex-sous-ministre
à la réforme des institutions démocratiques dans le gouvernement
de René Lévesque, vice-président du Mouvement Démocratie et
Citoyenneté du Québec, membre de la Coalition pour un Québec des
Régions.
andrejlarocque@sympatico.ca
En savoir plus
ou
participer au débat pour un régime de démocratie régionale
www.libererlesquebecs.com
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